Pandémie

Anti-nflammatoires et CoVID-19 : pas de risque à leur utilisation

  • le 10 janvier

Au début de l’épidémie, en mars 2020, le ministre de la Santé et la Direction générale de la santé (DGS) ont émis la recommandation de ne pas utiliser les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour traiter les symptômes du Covid-19.

Pr Nicholas Moore, de l’université de Bordeaux, confirme aujourd’hui que l’ensemble des données collectées à ce jour  sur plus de 2000 patients montre que l’utilisation d ‘anti-inflammatoires AINS chez des patients atteints de COVID-19 n’aggrave pas la sévérité de la maladie CoVid, n’augmente pas le nombre de jours d’oxygénothérapie et n’augmente pas la nombre de décès.

En conséquence , les traitements anti-inflammatoires ne doivent pas être arrêtés chez les patients et peuvent être utilisés sans modification.

Source: https://www.medscape.org/viewarticle/942470_2

 

 

Comme dans la grippe, les patients fiévreux qui ne sont pas soulagés par le paracétamol ont pris un AINS. Ce sont les personnes qui ont le plus de symptômes, et donc une forme potentiellement plus grave de l’infection, qui ont eu recours à un AINS.

Le rôle favorisant de l’ibuprofène sur la contamination et sur la prolifération du virus a depuis été réfuté par plusieurs études, notamment chez des patients traités pour des pathologies cardiovasculaires et pourrait en fait avoir un impact plutôt favorable.

Le traitement par AINS n’augmente pas non plus la sévérité du Covid-19 ni le risque d’hospitalisation.

Pour l’Agence européenne du médicament (EMA), il n’y a pas actuellement de preuve scientifique établissant un lien entre la prise d’AINS et l’aggravation du Covid-19.

La Food and Drug Administration (FDA) américaine précise n’avoir pas connaissance de données scientifiques qui lieraient le recours aux AINS à une aggravation des symptômes de Covid-19. Enfin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne déconseille pas l’utilisation des AINS.

 

 

Selon le Pr Moore, ces médicaments doivent être utilisés à la dose efficace la plus faible pendant la période la plus courte possible. Il n’y a actuellement aucune raison pour les patients prenant des AINS d’interrompre leur traitement,  particulièrement pour les patients traités pour des maladies chroniques.

Les hypothèses d’augmentation du risque d’infection par le SARS-CoV-2 et d’aggravation de l’infection par les AINS doivent être réévaluées .

Les autorités sanitaires internationales et les agences nationales de santé des différents pays l’ont d’ailleurs acté.

 

Source : Le quotidien du Pharmacien le 3 /11/2020

Autres articles sur le même sujet

Pandémie
02 novembre

Anticorps anti-CoVid-19

Combien de temps sommes-nous protégés par nos anticorps anti-CoVID-19?

Lire la suite
Pandémie
02 octobre

Immunité et Covid

Restez masqués et/ou distancés pour les réunions de famille, les mariages, les diners entre amis ou les déjeuners de travail. Aérez les lieux.

Lire la suite